Guggenheim, New York City. Photo François Boutard.

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Les musées et l’appli mobile Vine

Blog, Museogeeks| Vues: 260

Pour le premier billet museogeeks, j’avais introduit l’utilisation judicieuse que pouvaient faire les musées de l’application Instagram. J’étais resté sur l’image statique, passons maintenant à l’image en mouvement ! ↓

L’équipe dynamique de Seinfeld après la découverte de Vine

Vous avez sûrement entendu parler de Vine, l’application mobile de Twitter qui permet de réaliser des vidéos de 6 secondes qui tournent en boucle. Outil viral par excellence, les institutions muséales n’hésitent plus à créer du lien avec leurs visiteurs et internautes grâce à cette application. J’en veux pour preuve le Grand Palais qui, pour la grande rétrospective consacrée à l’artiste vidéo Bill Viola, n’est pas passé à côté de l’occasion d’organiser un jeu concours des meilleures vidéos postées avec le #motionviola sur les thèmes de l’air, de l’eau , du fer et de la terre. ↓

A priori, la stratégie éditoriale est pertinente avec un artiste qui réfléchit et compose avec les thèmes universels que sont les éléments naturels, nécessaires à l’énergie vitale de notre écosystème.

Des applications qui se limitent à l’espace temps événementiel

Premier constat avec l’exemple de l’exposition Bill Viola : contrairement à une application mobile comme Instagram, les institutions muséales utilisent le format vidéo court pour animer et fédérer autour d’un événement limité dans le temps. J’ai ainsi peu trouvé, ou pas du tout, de musées qui affichent le logo de leur compte Vine sur leur Home Page ou sur une autre page dédiée aux réseaux sociaux. Du côté des musées Anglo-saxons, généralement plus avancés en ce qui concerne les réseaux sociaux, les comptes Instagram sont bien mis en valeur mais rien, directement, concernant un compte Vine. Certains sont présents sur l’application Vinebox, qui répertorie les tags en lien avec les musées. Exemple ici avec le Guggenheim.

Guggenheim, New York City. Photo François Boutard.

Guggenheim, New York City. Photo François Boutard

Cette interface est inesthétique et ne donne pas envie. D’ailleurs, peu de vidéos y sont postées par les musées en tant qu’utilisateurs. Mais, comme par hasard, on y retrouve les musées les plus avancés en terme de communication numérique :  MoMA, Smithsonian, de Young Museum,  SFMOMA, British Museum, etc. De même, en regardant les comptes Instagram des musées j’ai très peu trouvé de vidéos postées. Pourtant, depuis l’année dernière, Instagram propose aussi sa propre application vidéo pour concurrencer Vine.

De l’autre côté de la barrière, en tout cas, le développement de Vine a rapidement été exploité. La Moving Image Contemporary Video Art Fair qui vient d’avoir lieu à New York en parallèle de The Armory Show, l’a bien compris en organisant, l’année dernière , un concours de vidéos Vine réalisées par des artistes ! Et, devinez quoi, une oeuvre s’est vendue. il s’agit de Tits on Tits on Ikea réalisée par Angela Washko. On y voit l’artiste portant une chapka , assise sur un lit et entourée de mobilier de la célèbre marque suédoise. Sur ses genoux, elle tient un ordinateur portable dont l’écran positionné au niveau de sa poitrine diffuse une vidéo de deux ballons roses, massés par des mains féminines. La collectionneuse Myriam Vanneschi l’a acheté pour 200 dollars et la diffuse sur son compte Vine. ↓

Les musées ont donc de quoi creuser la question de l’exploitation des applications vidéos mobiles comme Vine. De quoi attirer à eux un public friand d’applications mobiles, à condition de fixer des règles du jeu claires et en lien avec l’actualité ou/et le positionnement éditorial du musée…

F.B.

 

 

 

 

 

 

 

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