Visualisation oeuvre de la collection du MET. Yves Tanguy, the Satin Tuning Fork, 1940

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Téléchargement gratuit et légal des oeuvres des musées : le test

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De semaines en semaines, les annonces de musées qui  proposent le téléchargement libre et gratuit de leurs chefs-d’oeuvre se succèdent à un rythme effréné… Hier, c’est à dire fin 2012, c’était le Rijksmuseum qui annonçait la mise en ligne des chefs d’oeuvre de sa collection permanente. Aujourd’hui c’est le Metropolitan Museum of Art qui propose 400 000 images de ses oeuvres en téléchargement libre et gratuit ! ↓

 Démonstration preuve à l’appui pour surfer et découvrir la collection du Rijksmuseum avec l’application Rijksstudio

Je n’ai donc pas pu résister à la tentation de surfer sur le site du Metropolitan Museum of Art, du Los Angeles County Museum of Art – LACMA -, du National Gallery of Art et du challenger européen, l’incontournable Rijksmuseum.                                                                 En préambule, précisons que ces musées proposent un téléchargement libre et grauit des oeuvres qui sont libres de droit – en anglais royalty-free-. C’est à dire des oeuvres qui sont tombées dans le domaine public : leur usage n’est alors pas ou plus restreint par la loi. Nous sommes alors libres de télécharger et d’utiliser les images de ces oeuvres. Attention cependant, je ne rentrerai pas dans le détail mais il existe aussi un droit moral pour justement l’exploitation des oeuvres qu’en ferait l’utilisateur. … Pour information, sachez qu’en France une œuvre entre dans le domaine public 70 ans après la mort de son/ses auteurs. Dites-vous ainsi que ces musées qui prennent la peine de mettre à votre disposition des oeuvres ont réalisé, en amont, un important travail juridique !  Cette remarque ma été confirmée par Gonzague Gauthier, chargé de projet numériques au Centre Pompidou.

Le Metropolitan Museum of Art prévoient des fonctionnalités de partage de sa collection en ligne. Ainsi, l’utilisateur peut très facilement partager une oeuvre de la collection en ligne sur les réseaux sociaux suivants : Facebook, Twitter, Pinterest et Tumblr – ce dernier étant avant tout  une plate-forme de blogging-. ↓

Visualisation oeuvre de la collection du MET. Yves Tanguy, the Satin Tuning Fork, 1940

Visualisation d’une oeuvre de la collection du MET. Yves Tanguy, The Satin Tuning Fork, 1940

 

 

Yves Tanguy, The The Satin Tuning Fork, visualisation des ressources mises en ligne (2)

Yves Tanguy, The Satin Tuning Fork, visualisation des ressources mises en ligne

Si l’icône share permet un partage évident sur les réseaux sociaux, notons que l’icône «My Met» est une mini-application qui permet à l’utilisateur de constituer sa propre collection dans un portofolio. Une application devenue courante dans l’offre numérique des musées et devenue «tendance». L’internaute peut également, à l’aide d’un plan interactif, localiser  l’oeuvre dans le musée. Pratique pour préparer une visite ! On peut cependant faire le reproche suivant au dispositif : les oeuvres libres de droits et donc téléchargeables et utilisables librement sont mentionnées par le logo OASC. Il faut donc chercher, image par image, celles ayant le logo OASC : on ne vous mâchera pas le travail, et encore faut-il le savoir !  Il faut ensuite cliquer sur l’icône de téléchargement -à droite-. Une fenêtre s’ouvre, l’image est affichée en grand. Reste à faire un clic droit et « enregistrer l’image » sur votre disque dur.

Contrairement au MET, le LACMA enrichit sa prestation de la possibilité donnée à l’internaute de zoomer sur un coin d’une toile par exemple. Le partage sur les réseaux sociaux inclut Google +. Comme pour le Metropolitan, on peut créer sa propre gallerie avec l’option «My Gallery». ↓

Henri Scheffer, Study For a Battle Scene, vers 1830. Image aggrandie, options de téléchargement et partage. Lacma

Henri Scheffer, Study For a Battle Scene, vers 1830. Image aggrandie, options de téléchargement et partage – LACMA

La collection en ligne du National Gallery of Art développe une présentation très sobre des oeuvres. J’y ai apprécié le moteur de recherche par artiste et par mots clés, sur un fonctionnement déductif qui est assez efficace. D’autres filtres de recherche sont incorporés : dates, styles de peinture, type de médium. Le plus du site web : l’outil de zoom avec une haute qualité de l’image et un double affichage – zone agrandie et partie du tableau vue au zoom -. L’ensemble est très bien réalisé .↓

National Gallery of Art, Zoom sur une oeuvre de Vincent Van Gogh

National Gallery of Art, zoom sur une oeuvre de Vincent van Gogh

 

 

Impression d'écran depuis la collection du National Gallery of Art en ligne - Ici choix thématique «Intimate Impressions. Vincent Van Gogh, Flower Beds in Holland

Impression d’écran depuis la collection du National Gallery of Art en ligne – Ici choix du filtre thématique «Intimate Impressions» – Vincent Van Gogh, Flower Beds in Holland

Gardons le meilleur pour la fin. Sans rentrer dans les détails – cf billet sur le Rijksstudio -, le Musée National des Pays-Bas écrasent la concurrence grâce à plusieurs armes. La première que l’on peut juger superflue de prime abord ne l’est pas pour un surfeur aguerri du web. On aime que ça aille vite et surtout trouver vite ! En deux clicks on explore la collection en ligne, une homepage claire et simple pour une recherche simplifiée ! Autre avantage : on sent une patte «design» dans l’ergonomie et la conception du site que n’ont pas les grosses écuries muséales américaines. Pour faire simple, l’interface est plus sexy. Enfin, le musée se distingue de la masse avec son application «Rijksstudio» , qu’elle exploite à fond , et un moteur de recherche par couleurs – chaque tableau par exemple est accompagné de la palette des couleurs dominantes de la toile – .↓

 

Francisco José de Goya y Lucientes, Portrait of Don Ramon Satué, 1823 - Capture d'écran depuis le site web du Rijksmuseum, à droite la palette de couleurs de l'oeuvre

Francisco José de Goya y Lucientes, Portrait of Don Ramon Satué, 1823 – Capture d’écran depuis le site web du Rijksmuseum – A droite la palette de couleurs de l’oeuvre

 

F.B.

 

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